Neurolyse du canal tarsien dans les Hauts-de-Seine
Chirurgie du pied
Qu'est-ce qu'une neurolyse du canal tarsien ?
Dr Tournemine dans les Hauts-de-Seine, 92
Le syndrome du canal tarsien correspond à une compression du nerf tibial postérieur (ou de ses branches terminales) lors de son passage dans un tunnel ostéo-fibreux situé à la face interne de la cheville, sous la malléole interne.
Cette compression nerveuse entraîne des douleurs neuropathiques invalidantes, des sensations de brûlures, de picotements ou d’engourdissements sous le pied, dans le talon et les orteils, particulièrement accentuées à la marche, en position debout prolongée ou durant la nuit.
La neurolyse est l’intervention chirurgicale qui consiste à libérer chirurgicalement ce nerf en ouvrant le ligament annulaire interne (le rétinaculum des fléchisseurs) afin de lever la compression et de restaurer une bonne conduction nerveuse.
Opération d'une neurolyse du canal tarsien
Spécialiste de la chirurgie du pied dans le 92
La chirurgie a pour objectif de décomprimer le nerf tibial pour soulager durablement les douleurs et éviter des lésions nerveuses irréversibles. Elle permet de redonner de l’espace au nerf au sein du canal tarsien.
Il existe différentes approches chirurgicales selon les cas.
Neurolyse du canal tarsien à Rueil-Malmaison
Chirurgie du pied dans les Hauts-de-Seine
Techniques chirurgicales de la neurolyse du canal tarsien
- La technique mini-invasive ou ouverte classique :
On réalise une incision verticale et curviligne d’environ 4 à 5 cm en arrière et sous la malléole interne. Le chirurgien incise le rétinaculum des fléchisseurs (le « toit » fibreux du canal) pour libérer complètement le nerf tibial postérieur jusqu’à sa division en nerfs plantaires interne et externe. Si une cause locale de compression est identifiée (comme un kyste synovial, une varice ou un corps musculaire accessoire), celle-ci est retirée dans le même temps opératoire. - L’approche endoscopique (dans certains cas spécifiques) :
Dans certaines indications, une décompression sous contrôle vidéo à l’aide de mini-incisions peut être discutée.
Le choix entre ces méthodes est à discuter avec votre chirurgien et dépend de l’anatomie de votre cheville et de l’origine de la compression.
L’intervention dure généralement entre 20 et 30 minutes. Elle a lieu sous anesthésie générale ou loco-régionale (seul le membre inférieur est endormi). Vous déciderez du type d’anesthésie en concertation avec l’anesthésiste lors de la consultation.
L’opération a lieu en ambulatoire, vous rentrez chez vous le soir même de l’opération.
Sauf cas particulier, il n’est pas recommandé d’opérer les deux côtés en même temps : une période d’intervalle entre les deux interventions est conseillée pour garder une autonomie de marche.

Quand opérer d'un syndrome du canal tarsien ?
Un traitement médical de première intention est toujours mis en place : repos, port de semelles orthopédiques (orthèses plantaires) pour corriger un trouble statique du pied (pied plat valgus), infiltrations de corticoïdes sous contrôle échographique et kinésithérapie.
Si la gêne persiste malgré ces mesures après plusieurs mois, ou s’il existe des signes de souffrance nerveuse objective à l’électromyogramme (EMG), la chirurgie de neurolyse est alors envisagée. En aucun cas la chirurgie n’est indiquée de manière préventive sans symptômes invalidants.
Soins et rééducation postopératoire d'une neurolyse du canal tarsien
L’intervention a lieu en ambulatoire, vous rentrez à domicile le soir même de l’opération.
Un pansement stérile est mis en place au bloc opératoire et doit être surveillé et refait tous les deux jours jusqu’à cicatrisation cutanée (environ 2 semaines).
Le traitement de la douleur est mis en place et surveillé de manière rapprochée pour obtenir le maximum de confort et permettre une reprise d’appui rapide.
La marche est généralement autorisée dès les premiers jours avec un chaussage confortable type basket, parfois soulagé par des cannes béquilles pendant quelques jours selon l’intensité des douleurs.
Après l’intervention chirurgicale, le pied et la cheville peuvent être enflés (œdème), c’est un phénomène normal. Pour que cet œdème régresse plus vite, respectez le repos, appliquez de la glace et surélevez le pied dès que possible.
Une rééducation chez le kinésithérapeute est prescrite pour travailler la souplesse de la cheville, mobiliser la cicatrice afin d’éviter les adhérences nerveuses et drainer l’œdème.
L’arrêt de travail est généralement de 3 à 4 semaines, mais cela dépend de votre profession. Un travail de bureau peut être repris plus rapidement.
La reprise des activités sportives d’impact s’effectue généralement entre 2 et 3 mois. Ces durées sont des moyennes, elles dépendent de chacun, et sont données à titre indicatif.
Ultérieurement, un suivi régulier et clinique est indispensable pour surveiller la récupération de la sensibilité et de la force de votre pied.
Risques et complications d'une neurolyse du canal tarsien
Tout est mis en place pour que l’évolution soit favorable. Cependant il existe un risque de complications chirurgicales, rares mais possibles :
- Phlébite et embolie pulmonaire : complication rare, prévenue si nécessaire par la marche précoce ou la prescription d’anticoagulants selon vos facteurs de risque personnels.
- Aggravation d’une maladie existante : insuffisance cardiaque, diabète… Une surveillance médicale par l’équipe d’anesthésie est mise en place après l’opération pour prévenir ce type de complications.
- Infection (risque inférieur à 1%) : Dans ce cas, une nouvelle opération peut s’avérer nécessaire pour laver le site opératoire, accompagnée d’un traitement antibiotique.
- Hématome : il est possible que la zone opérée saigne après l’intervention. Un repos strict et le respect des consignes de surélévation permettent de limiter ce risque.
- Lésion ou irritation nerveuse persistante : Le nerf étant déjà fragilisé par la compression chronique, les symptômes (douleurs, fourmillements, hypoesthésie) peuvent mettre plusieurs mois à régresser voire ne pas totalement régresser. Exceptionnellement, des petites branches sensitives adjacentes peuvent être étirées ou blessées pendant le geste.
- Cicatrisation difficile ou adhérences : La face interne de la cheville est une zone fine où la peau peut cicatriser lentement. Des adhérences peuvent parfois fixer le nerf, nécessitant des massages cicatriciels spécifiques.
- L’algodystrophie (SDRC) : c’est un phénomène douloureux et inflammatoire encore mal compris. Elle est traitée médicalement et peut durer plusieurs mois (voire parfois des années), entraînant une prise en charge spécifique avec rééducation adaptée, bilans complémentaires et parfois, un suivi en centre de la douleur. Elle est imprévisible dans sa survenue comme dans son évolution.
Il s’agit là des principaux risques mais la liste n’est pas exhaustive. D’autres complications exceptionnelles peuvent avoir lieu. Votre chirurgien se tient à votre disposition pour discuter de chaque cas particulier.
Résultats d'une neurolyse du canal tarsien
L’évolution naturelle d’un syndrome du canal tarsien non traité est défavorable, risquant d’évoluer vers des douleurs, une perte définitive de la sensibilité de la plante du pied et une amyotrophie (fonte musculaire) des muscles du pied.
Le but de cette intervention est double :
- Soulager les douleurs neuropathiques (brûlures, décharges électriques) au repos et à la marche.
- Stopper la dégradation du nerf pour préserver la fonction sensitive et motrice du pied à long terme.
On note une amélioration significative des douleurs dans la grande majorité des cas, bien que la vitesse de récupération dépende fortement de l’ancienneté et de la sévérité de la compression nerveuse avant l’opération (la régénération nerveuse étant un processus lent).