Syndrome du canal tarsien dans les Hauts-de-Seine

Chirurgie du pied

Qu'est-ce que le syndrome du canal tarsien ?

Dr Tournemine dans les Hauts-de-Seine, 92

Le syndrome du canal tarsien est une pathologie neurologique du pied liée à la compression ou à l’irritation du nerf tibial postérieur (ou de ses branches) lors de son passage dans un tunnel ostéo-fibreux étroit. Ce tunnel, appelé canal tarsien, se situe à la face interne de la cheville, juste en arrière et sous la malléole interne.

Semblable au syndrome du canal carpien bien connu au niveau du poignet, cette compression au niveau de la cheville provoque des troubles de la sensibilité et des douleurs invalidantes sous la plante du pied.

Les causes et symptômes du syndrome du canal tarsien

Spécialiste de la pathologie du pied dans le 92

Le canal tarsien est un conduit inextensible. Toute modification de son volume ou des structures qui s’y trouvent peut comprimer le nerf tibial.

Les causes principales :

  • Troubles statiques du pied : Un pied plat valgus ou un affaissement de la voûte plantaire augmente la tension sur le rétinaculum des fléchisseurs (le ligament qui ferme le canal), réduisant l’espace disponible pour le nerf.
  • Causes traumatiques : Une ancienne entorse de cheville, une fracture du calcanéus ou de la malléole interne peuvent laisser des remaniements osseux ou un œdème chronique.
  • Effet de masse localisé : La présence d’un kyste synovial, de varices veineuses (dilatations vasculaires), ou d’un tendon enflammé (ténosynovite des fléchisseurs) comprime directement le nerf.
  • Maladies systémiques : Le diabète, l’hypothyroïdie ou l’arthrite rhumatoïde majorent la sensibilité des nerfs aux compressions.

Les symptômes caractéristiques :

Les patients décrivent généralement des douleurs neuropathiques localisées sous la plante du pied, au talon et parfois irradiant vers les orteils :

  • Des sensations de brûlures, de fourmillements, de picotements ou d’engourdissements.
  • Des décharges électriques intermittentes.
  • Une recrudescence des douleurs en fin de journée, après une position debout prolongée ou lors de la marche.
  • Des réveils nocturnes fréquents qui obligent le patient à masser son pied ou à le laisser pendre au bord du lit.

Syndrome du canal tarsien dans les Hauts-de-Seine

Consultation de chirurgie du pied dans le 92

Le diagnostic repose d’abord sur un examen clinique minutieux effectué par le spécialiste :

  • Le signe de Tinel : La percussion douce en arrière de la malléole interne déclenche des paresthésies (fourmillements) dans le territoire du nerf sous le pied.
  • La palpation : Elle recherche une zone douloureuse précise ou la perception d’un kyste.

Des examens complémentaires sont systématiquement demandés pour confirmer l’atteinte et en identifier la cause :

  1. L’Électromyogramme (EMG) : Réalisé par un neurologue, cet examen étudie la conduction électrique du nerf tibial. Il confirme la compression et évalue sa sévérité.
  2. L’IRM ou l’Échographie de la cheville : Indispensables pour visualiser l’intérieur du canal tarsien et dépister un facteur compressif (kyste, varice, inflammation des tendons).
  3. Des radiographies en charge : Pour analyser l’architecture globale du pied (recherche d’un pied plat).

L’évolution sans traitement

La compression prolongée et non prise en charge d’un nerf entraîne un risque de lésions nerveuses irréversibles. Avec le temps, les douleurs deviennent permanentes et s’accompagnent d’une perte totale de sensibilité sous le pied (hypoésthésie), gênant considérablement la marche. À un stade très avancé, une fonte des petits muscles du pied (amyotrophie) peut apparaître.

Les traitements médicaux (Première intention)

Avant d’envisager une solution chirurgicale, un protocole médical complet est systématiquement mis en place :

  • Le port d’orthèses plantaires (semelles orthopédiques) : Conçues sur mesure, elles visent à corriger un trouble statique (comme un pied plat valgus) pour redresser le talon et détendre le canal tarsien.
  • Le traitement médicamenteux : Utilisation d’anti-inflammatoires et antalgiques spécifiques pour les douleurs d’origine neurologique.
  • Les infiltrations de corticoïdes : Souvent réalisées sous contrôle échographique (écho-guidées) directement dans le canal pour diminuer l’inflammation locale.
  • La kinésithérapie : Exercices d’étirement, physiothérapie de drainage et massages pour redonner de la mobilité aux tissus.

Le traitement chirurgical : La Neurolyse

En cas d’échec des traitements médicaux bien conduits pendant plusieurs mois, ou dès lors que l’EMG montre des signes de souffrance nerveuse objective et sévère, l’intervention chirurgicale devient nécessaire.

L’opération, appelée neurolyse du canal tarsien, consiste à ouvrir chirurgicalement le toit fibreux du canal (le rétinaculum des fléchisseurs) afin de libérer le nerf tibial postérieur et de supprimer la zone de compression. Si un kyste ou une varice est découvert à l’intérieur, le chirurgien procède à son ablation dans le même temps.

L’intervention est réalisée en chirurgie ambulatoire (sortie le jour même) sous anesthésie loco-régionale.